Mot du maire
de Saint-Hyacinthe
À tous les visiteurs, visiteuses et artistes,
Je suis heureux de souligner la 7ᵉ édition de ORANGE, un évènement qui a su se tailler une place de choix dans l’univers de l’art actuel québécois.
En tant que technopole agroalimentaire située au cœur de la région agricole la plus fertile du Québec, Saint-Hyacinthe se réjouit d’accueillir les artistes contemporain·e·s dont le travail s’articule autour de la notion de jardin. Leurs pistes de réflexion novatrices offrent de nouvelles perspectives sur notre quotidien.
Bienvenue à tou·te·s les artistes québécois·e·s, canadien·ne·s et internationaux·ales qui prendront part à l’évènement. Intitulée Cultiver l’humilité, cette 7ᵉ édition s’oriente autour de la conception du jardin comme espace d’apprentissage. Nul doute que l’évènement nous portera à réfléchir à des questions essentielles concernant la nourriture et l’agriculture.
Bon succès à ORANGE !

André Beauregard
Maire de Saint-Hyacinthe
Mot de la députée
de Saint-Hyacinthe
En tant que députée de Saint-Hyacinthe, je suis fière de soutenir ORANGE, L’événement d’art actuel de Saint-Hyacinthe. «Cultiver l’humilité» — j’adore ce thème. Avoir conscience de ses limites, de ses faiblesses, n’est-ce pas là un défi quotidien? La richesse d’une communauté se mesure à la vivacité de sa culture et de ses traditions, mais également à son ouverture et à sa capacité de s’interroger pour mieux évoluer.
Pour une technopole agroalimentaire comme la nôtre, les questions soulevées par ORANGE sont capitales. Je tiens donc à remercier chaleureusement les commissaires, les artistes, les membres du secteur agricole et de la Nation W8banaki qui, avec cet évènement, alimentent notre réflexion collective et ouvrent la porte au dialogue. Ce dernier contribue sans aucun doute à la promotion de l’agriculture et du savoir botanique, de l’art actuel et des merveilles de notre belle région !
Bonne exposition !

Chantal Soucy
Députée de Saint-Hyacinthe à l’Assemblée nationale
ORANGE un jour!
Déjà la 8e édition de ORANGE, une triennale d’art actuel qui débuta sur les chapeaux de roues en 2003, avec pour concept le jumelage de l’art actuel et de l’agroalimentaire. Quoi de plus logique qu’un tel événement dans une ville où loge un centre d’art contemporain au second étage du marché public, et ce, au cœur d’une région reconnue pour la richesse de ses terres agricoles.
Pour la première édition, en compagnie de Mélanie Boucher, nous fîmes la pluie et le beau temps : développement d’un concept, recherches, lectures, structuration, financement, voyage à Salamanca (Espagne) en compagnie de Patrice Loubier, là où se tenait une exposition d’art contemporain d’envergure internationale intitulée Comer o no comer (Manger ou ne pas manger). En peu de temps, nous sommes parvenu·es à établir les bases d’un événement d’art actuel que l’on souhaitait pérenne, avec pour toile de fond l’agroalimentaire, certes, mais surtout, pour cette première édition, avec en tête la nourriture, la nécessité et le plaisir de manger, la prise de conscience de cette évidence : il faut manger pour vivre… ou peut-être ne vit-on, au fond, que pour manger.
Il est difficile de nommer des artistes, des collaborations ou des moments précis, tellement ils furent nombreux et inoubliables au fil des années. Dès la première édition, en 2003, nous mîmes la table sans ménager efforts et audace, grâce à des artistes qui, comme nous, se sont laissé·es prendre au jeu. Je n’oublierai jamais les tableaux vivants de Claudie Gagnon le soir de l’inauguration de l’événement, avec un public varié qui jubilait au regard et au « senti » d’une œuvre faisant appel à tous les sens. C’était parti, nous le comprenions déjà, il y aurait d’autres éditions de ORANGE.
Une des caractéristiques de cet événement est d’occuper d’autres espaces dans la ville, en périphérie des salles d’EXPRESSION. En 2006, le vaste local que nous occupions, pas loin du marché (Le Mondor), a permis le déploiement des installations monumentales dont on parle encore aujourd’hui en ces termes : « le popcorn de Cooke-Sasseville », « le restaurant chinois de Karen Tam », « le tapis de sucre d’Aude Moreau ».
En 2009, l’œuvre de Cosimo Cavalaro, familièrement appelée « le ketchup », est devenu un incontournable : il fallait voir le public ébranlé par l’invraisemblance d’un appartement dont toutes les surfaces avaient été complètement recouvertes de ketchup. Le soir du vernissage, l’odeur du vinaigre était insupportable.
En 2012, avec respect et intelligence, c’est le thème de « la mort et de la nourriture » qui interpelait les personnes se déplaçant d’un lieu à l’autre, au centre-ville de Saint-Hyacinthe, avec cette question en tête : pour manger, faut-il nécessairement tuer ?
En 2015, les expositions, encore une fois, se déployaient au centre-ville, avec cette fois la collaboration d’une commissaire aux performances aguerrie, Sylvie Tourangeau, ce qui a permis de confirmer que la performance se devait d’être centrale pour ORANGE.
En 2018, les commissaires Isabelle et Marie-Ève Charron ont atteint l’un des objectifs que nous nous étions fixés, sans avoir su y parvenir jusque-là : le jumelage des agriculteurs·trices et des artistes. Cette voie, il faudrait bien de nouveau l’emprunter, me dis-je aujourd’hui. Il reste encore des traces qui témoignent de cette édition : il s’agit de l’œuvre monumentale de Michel Boulanger intitulée Salon de traite qui se trouve au cégep de Saint-Hyacinthe.
En 2022, c’est sous le thème de l’humilité que les commissaires Elise Anne LaPlante et Véronique Leblanc ont su créer un événement artistique et communautaire, telle une invitation à percevoir et à honorer la force de résistance des plantes.
Et maintenant, en 2025, Véronique et Roxane nous convient à apprécier la notion de « rituel », si pertinente quand il est question de nourriture, et ce, en des lieux symboliquement forts : un marché, une église, un jardin.
Pour ma part, en complément à ces quelques souvenirs, je tire ma révérence à titre de codirecteur de ORANGE, rôle que j’ai tenu pour cet événement depuis sa fondation, en 2003. Je salue affectueusement les personnes avec qui j’ai eu la chance de partager cette responsabilité au fil des ans : Mélanie Boucher, Geneviève Ouellet et Véronique Grenier. Merci à vous trois.
Je retiens de cette aventure, globalement, que les artistes qui ont participé à ORANGE durant toutes ces années se comportaient comme des meilleuristes, c’est-à-dire des personnes attentionnées qui souhaitent le mieux-être, qui croient que le monde dans lequel nous vivons est perfectible : en cela, je crois que nous devons les remercier chaleureusement. Pour ressentir et réfléchir le monde, il nous faut les artistes!
En terminant, je souhaite souligner l’ouverture d’esprit d’une ville que l’on qualifie parfois de « conservatrice » : je dirais plutôt que cette municipalité est attachée à certaines valeurs (pourquoi pas?), tout en faisant preuve d’une ouverture d’esprit que j’ai pu apprécier, allant bien souvent au-delà de mes espérances. De toute évidence, c’est ce que je retiens de cette « aventure orange » à Saint-Hyacinthe, en me remémorant les Maskoutaines et les Maskoutains qui nous demandaient : « Il est où le ketchup ? On veut le voir ! ». Cette « curiosité impossible à retenir » m’a grandement réjoui et a contribué à nous donner confiance et à poursuivre la tenue de cet événement. Merci Saint-Hyacinthe!
ORANGE un jour! ORANGE toujours!
Marcel Blouin
Codirecteur sortant
ORANGE, L’événement d’art actuel
Remerciements
Elise Anne LaPlante et Véronique Leblanc tiennent d’abord à remercier chaleureusement les artistes pour leur engagement envers leur pratique, leurs relations si singulières avec les plantes et l’art, ainsi que leur ouverture et leur confiance, tout particulièrement significatives dans le contexte souvent fragile des dernières années.
Elles remercient toute l’équipe de ORANGE — Véronique Grenier, Marcel Blouin, Geneviève Barrette, Roxane Chamberland, Mélanie Racicot, Audrey Lebeau, Étienne Rocheleau et Roger Despatie — pour leur généreux accueil et leur travail soutenu. Merci également à Laura Demers pour sa contribution sensible et intelligente avec LA FRICHE, ainsi qu‘à Ariel Rondeau pour son regard attentionné et éclairant sur le projet à travers le Guide réflexif. Merci à Marie Tourigny, Emmanuelle Charneau et Patrick Thériault, pour avoir si bien saisi l’esprit de ce projet à mettre en images et en pages, ainsi qu’à Colette Tougas, Käthe Roth, Philippe Charland et Fabrice Bouchard pour avoir pris soin de chaque mot et de leur voyage entre les langues.
Elles souhaitent aussi remercier les personnes qui ont rendu les collaborations non seulement possibles, mais surtout enrichissantes et agréables: Marie-Hélène Godin, Nancy Rossi, Mélanie Villeneuve, Steve Fortin, David Bernard, Julie-Anne Tremblay, Vickie Desfossés-Bégin, Mélissa C. Pettigrew, Marie-Claude Hains, Claudie Gagné, Dahlia Milon, André Vézina, Caroline Pigeon, Marc-Etienne Carrier, Pierre Morais, Emmanuel Caron-Garant, Mélanie Brière, Brigitte Mongeau et Nadia Collard. Merci aussi à Michel Durand Nolett, Amélie-Anne Mailhot, Nicole O’Bomsawin, Louis-Vincent Laperrière-Désorcy, Roxanne Lévesque, Nicolas Pinceloup et Anny Schneider pour leur importante contribution au programme public. Elles veulent aussi exprimer leur reconnaissance à Christi Belcourt, Gesig Isaac et Daniel Brière, qui ont croisé leur chemin.
Enfin, elles remercient l’ortie, la mélisse, le romarin, le basilic sacré, l’achillée millefeuille, la camomille et l’avoine qui les ont épaulées au fil des saisons qui ont vu ce projet curatorial prendre forme. Il s’agit du début d’une aventure plus vaste qui se porte à la rencontre de l’art et de la vie des plantes.
ORANGE est reconnaissant envers les membres du conseil d’administration: Émilie Breton, Guy Choquette, Marie-France Daignault, Claude Germain, Daniel LeBlond, Réal Plante et Suzanne Saint-Amour. Enfin, nous remercions particulièrement les commissaires, les artistes, tous nos collaborateur·trice·s, nos partenaires financiers ainsi que nos commanditaires grâce à qui cet évènement triennal est rendu possible pour une 7ᵉ édition.